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Limiter les pullulations de campagnols

Une méthode naturelle pour maintenir les populations de campagnols des champs à un niveau acceptable pour les cultures d'hiver en particulier, par injection d'eau claire dans les galeries. Un campagnol mouillé se déplace lentement sur le sol et peut alors être facilement détruit.

SE LIBÉRER DES CONTRAINTES AU QUOTIDIEN
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Dans la plaine que je cultive, les prédateurs naturels de Microtus arvalis que sont renards, mustélidés, rapaces diurnes et nocturnes, hérons(!)... ne suffisent pas à enrayer les pics de pullulations et empêcher les dégâts aux cultures dues à ce charmant rongeur. En outre, me dirigeant vers l'agriculture dite de conservation, je réduis le travail profond du sol, ne perturbant plus les chambres de reproduction. 1 couple de campagnols peut donner une centaine de descendants en 1 an. Je ne veux pas épandre d'appât empoisonné pour respecter les prédateurs. La glace carbonique est chère et peu pratique d'emploi. Le gaz explosif est ... explosif. Dès l'apparition des premiers ronds pâturés, au stade 2-3 feuilles des céréales, je parcours mes parcelles avec mon pulvé remplit d'eau claire. Un simple tuyau d'arrosage branché en bout de tronçon de rampe, avec une vanne pour moduler le débit, amène l'eau dans les galeries. Excellent nageur, le campagnol attend le dernier moment pour quitter son refuge. Mouillé, il se déplace lentement sur le sol et est alors très vulnérable. Il y a 2 à 6 bestioles par terrier. Les cadavres sont laissés en surface et consommés par la faune locale. Un traitement par temps froid augmente l'efficacité à plus long terme en créant en plus un choc thermique. L'idéal serait aussi de faire les bordures de chemin, point de départ des infestations. Mais le couvert herbeux et le véritable "gruyère" existant rend le travail difficile. Il faut aussi garder un fond d'individus pour nourrir les prédateurs tout au long de l'hiver.

En quoi mon projet peut changer la vie des agriculteurs ?

Simple et pas cher. Pas de paperasse à remplir pour avoir le droit d'aller acheter son poison préféré à la Fredon. Mais surtout, cela me fait réfléchir à la place que j'occupe dans ma niche écologique: quid de l'habitat des renards et des rapaces? Des hérons mangeurs de souris? Comment favoriser la présence des prédateurs dans ma campagne? Comment aider la nature pour qu'elle m'aide?

Agriculteur vigneron en Champagne, je perfectionne cette méthode depuis quelques années. Technique jamais mentionnée par les conseillers agricoles, elle me donne satisfaction. Un score moyen est de 10 campagnols à l'heures pour 100 litres d'eau consommé par bête, pour une efficacité en un passage de 50 à 90 % selon l'âge des terriers et la perméabilité du sol. Je cherche juste à ramener les dégâts à un niveau acceptable.
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